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Puits Ferrero. Au temps jadis, cette ouverture taillée dans la roche avec accès direct à l’aqueduc devait servir à l’entretien de cet édifice.

Aqueduc du haut Hyères d’une hauteur totale de 3.40 m et plus d’un mètre de largueur, 1.20 m d’eau avec sa voûte de pierre reposant sur des côtés taillés dans la roche.

L'eau courante du château au moyen âge


A la découverte des tunnels du haut Hyères

Durant le moyen âge, le château construit sur les hauteurs ne possédant pas de sources, on recueillait l’eau des « terrasses » dans des citernes creusées à cet effet.

La haute société possédait dans beaucoup de ses maisons romanes des puits qui ne tarissaient que l’été, mais dont l’eau était loin d’être potable.

Le puits communal de Saint-Pierre

Au pied de la forteresse et près de l’ancienne église paroissiale du même nom, datée sans doute de cette époque, il fut dit même qu’il serait romain …

Un autre puits public

Il se trouvait dans la rue allant au Bourg neuf (actuellement rue du Puits). En 1763, il fut condamné.

Prenant exemple sur les Romains, grands bâtisseurs et constructeurs d’aqueducs, il fut utilisé les mêmes techniques pour établir la première distribution d’eau de notre ville pendant la construction du château. Tous les ouvrages sont enterrés – aucune recherche continue n’existe à ce jour- et pourtant, certains sont visibles et magnifiques : ainsi, une citerne protégée par un barreaudage avec son alimentation par les restes d’un caniveau en pavé de pierres taillées qui récupérait l’eau de la partie haute du château.

Plusieurs puits auprès des cabanes côté sud, parmi les oliviers, sont fermés par des grilles. Une citerne dans le sommet des ruines peut être alimentée à dos de mulet avec de l’eau potable.

Les aqueducs sous terre

A partir de la hauteur de la villa Noailles, nous découvrons des tunnels importants pour la récupération d’eau de surface et en relation avec les puits des maisons environnantes.

Ils descendaient jusqu’à la place des palmiers, d’autres existent côté est de la haute ville, partant d’une grille rue Paradis, traversant la rue Barbacane avec des dérivations à droite et à gauche, continuent à descendre place Massillon et deviennent trop petits pour le passage de l’homme. Invités par le service archéologique d’Aix faisant des recherches sur le terrain Ferrero mitoyen du puits Saint-Pierre, il fut constaté des restes d’utilisation d’eau de pluie au profit, par surverses, du puits creusé dans ce terrain, côté opposé au puits Saint-Pierre.

Nous étions en présence du départ de l’aqueduc principal de notre ville et sûrement en communication avec le puits Saint-Pierre, du fait qu’il possède dans son fond une galerie obstruée, orientée vers le nord et dont j’ai pu retrouver en archives qu’il avait un tunnel également.

Un délibéré municipal de 1784

Il dit : « Considérant que les habitants du quartier du haut de la ville n’ont autre ressource pour avoir de l’eau que celle que leur offre ce puits, des travaux de reconstruction d’une voûte avec des pierres de cimonces et curetage du fond du puits devront être effectués. »

Le puits Ferrero

Après avoir vidé en partie le côté sud, de l’eau retenue par une murette construite par M . Ferrero, il y a des années, pour en faire une réserve personnelle, je me suis trouvé à une dizaine de mètres dans ce tunnel en direction de la collégiale Saint-Pierre, hauteur 3.30 mètres et largeur 1.10 mètre, taillé dans la roche, et une voûte en pierre recouverte de 1 m de terre.

Ne pouvant pas continuer ma visite, le tunnel est obstrué par la pose d’un poteau de l’EDF .

L’idée que je retiens aujourd’hui est que dans ce tunnel, avec cette pente naturelle et sa hauteur hors nomes, il existait à l’intérieur des écluses pour conserver l’eau (à l’exemple de ce que M. Ferrero a fait il y a 50 ans).

Et c’est pour cela que des puits individuels ont une communication avec cette galerie.

On se trouverait en présence de la première distribution d’eau par palier, certains de ces tunnels sont connus du service du CTM , à la suite à des travaux effectués.

Je remercie M. Jean Ferrero et M. Cano qui m’ont autorisé l’accès de ce puits, ainsi que Mme Muriel Vecchione, archéologue à la direction interrégionale Méditerranée.


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